A propos du Sénégal Version imprimable Suggérer par mail
ImageSitué à l’ouest du continent africain, le Sénégal s’étend sur 196.722 Km2 et est limité au Nord par la Mauritanie, à l’Est par le Mali, au Sud  par la Guinée et la Guinée-Bissau.  La population est estimée en  2002 à 10.425.200 habitants avec un taux annuel de croissance de 2,5%. La population est jeune avec un âge moyen de 21,8 ans pour les hommes et 22,6 ans pour les femmes. La population est essentiellement rurale (58,5%). Plus de la moitié des citadins  vivent dans l’agglomération dakaroise.
 

Économie

Le Produit Intérieur Brut  (PIB) a cru en termes réels en moyenne  de 5, 3 % sur la période 1995-2005. Toutefois, ce taux est inférieur au rythme minimum  de 7% nécessaire à la réduction de moitié de la pauvreté d’ici 2015. Le Sénégal appartient à la catégorie des Pays les Moins Avancés et se classe, selon le Rapport Mondial sur le Développement Humain de 2007/08, au 156ème rang sur 177 pays avec un IDH de 0,499. Selon l’ESAM 2002 et 2005, L’incidence de la pauvreté est passée de 67,9% en 1994/95 à 57,1% en 2001/02 et 50,6% en 2005, avec des disparités géographiques, spatiales mais également sexospécifique importantes. Les niveaux de pauvreté sont plus élevés en zones rurales qu’en zones urbaines ( 32,4% à Dakar , 38,6% dans les autres villes.

Santé

Dans le domaine de la santé, une certaine amélioration des conditions de survie de l’enfant et de la mère est constatée.  Le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de  145,3‰ en 1997 à  121‰ en 2005  et le taux de mortalité infantile de 70,1‰ en 1997 à 61‰ en 2005. 
 Concernant la mortalité maternelle, le taux est de 430 décès pour 100 .000 naissances vivantes sur la période 1999- 2005
Concernant la lutte contre le VIH/SIDA, le Sénégal est un pays caractérisé par une épidémie de type concentré en raison de la faible prévalence  du VIH/SIDA; la prévalence est estimée à 0,7% de la population générale par l’EDS IV de 2005, avec une prévalence de 0,9% chez les femmes et 0,4%, chez les hommes. Toutefois, des taux de prévalence élevés sont enregistrés chez les professionnelles du sexe   (entre 11 et 29% en 2004)  et chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes  (21,5% en 2004).

Des contraintes subsistent dans la lutte contre le paludisme avec des conditions d'hygiène et d'assainissement encore précaires. Environ 72,9 % de la population ont un accès à l’eau potable en 2005 tandis que seuls 56,15 % ont un accès à l’assainissement. Les infrastructures physiques restent faiblement développées, en dehors des télécommunications. Le secteur de l’énergie reste marqué par un déficit de la production ; ce qui risque d’entraîner des conséquences négatives sur les prévisions de croissance du PIB. En 2006, la croissance s’est considérablement ralentie à 2.1%.
>  Consulter le site de  l'OMS

Éducation

La politique d'éducation du Sénégal pour la prochaine décennie (1999-2008), s’inspire de la loi d’Orientation 91-22 du 16 février 1991. Tout en tirant les leçons du processus de développement emprunté jusque là, elle prend en compte les mutations intervenues dans l'environnement interne et externe du système éducatif, et s'ouvre aux différents défis pour faire du Sénégal un pays émergeant aux plans industriel, technologique et démocratique, et permettre, ainsi, à sa jeunesse d'entrer confortablement dans le prochain millénaire dont les débuts sont marqués par une dynamique accélérée de mondialisation.
On distingue les secteurs formel et non formel dans le système éducatif sénégalais.

L’éducation formelle

Elle concerne plusieurs niveaux et types d’enseignement. Elle est composée de l’éducation préscolaire, de l’enseignement élémentaire, de l’enseignement moyen et secondaire général, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur.
A chacun de ces niveaux, on retrouve à côté de l’enseignement public, un enseignement privé qui s’est beaucoup diversifié et développé ces dernières années.
De même, l’éducation spéciale occupe une place de plus en plus importante dans le système. Même si sa présence est plus marquée dans l’enseignement élémentaire, les orientations sont à un développement du secteur qui permet la prise en charge adéquate d’une catégorie de la population scolarisable, jusqu’ici marginalisée.

L’éducation non formelle

Le secteur de l’éducation non formelle comprend l’alphabétisation, les écoles communautaires de base et les « écoles du 3e type ». Les deux dernières modalités d’enseignement sont en expérimentation.
Le taux brut de scolarisation (TBS), estimé pour 2004, à 79,9% (82,4% pour les garçons et 77,3% pour les filles) 

Culture & Loisirs

Le Sénégal  est caractérisé par une  diversité linguistique et culturelle née de la rencontre de trois grandes civilisations : la négro-africaine, l’arabo-islamique et l’occidentale française. Cette richesse  s’exprime par un foisonnement dans tous les domaines des arts et de la culture depuis de nombreuses années avec des évènements reconnus mondialement dans l’agenda culturel international.

Cette diversité a amené le gouvernement du Sénégal  à renforcer  cette politique culturelle permettant de mettre en avant cette variété culturelle. Plusieurs initiatives ont ainsi été prises. Parmi elles on peut souligner : l’élaboration du Programme national de développement culturel (PNDC) qui vise à identifier les potentialités de chaque région et organiser des pôles de performance avec les acteurs culturels de la région.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique Nationale de Développement Culturel (PNDC) et des priorités définies dans le document de Stratégie de Croissance Accélérée (SCA), le Ministère de la Culture et du Patrimoine a défini un vaste programme d’inventaire, de documentation et de mise en valeur du patrimoine national matériel et immatériel. Ce programme va contribuer à l’aménagement culturel du pays et à la valorisation des cultures de terroir, leviers du développement local.