| |
|
| >
Contexte politique du Sénégal |
| |
|
L'élection
présidentielle du 19 mars 2000 a mis fin à quarante ans
de régime socialiste et a porté Me Abdoulaye Wade au pouvoir.
Depuis lors, le contexte politique est marqué par des
évolutions importantes par rapport à deux des préoccupations
politiques majeures du Gouvernement. Il s'agit de la mise
en œuvre de réformes institutionnelles jugées nécessaires
pour une meilleure gestion des affaires publiques et,
la recherche d'une solution durable à la rébellion indépendantiste
qui sévit depuis bientôt deux décennies dans la partie
sud du pays, la Casamance. Rappelons que parmi les autres
objectifs prioritaires du Gouvernement figurent notamment
la lutte contre la pauvreté et l'exclusion, la formation
des jeunes et l'élargissement de l'accès à l'emploi et
aux soins de santé.
Depuis l'élection présidentielle du 19 mars
2000, trois Gouvernements ont été formés, dont le 3ème
le 12 mai 2001, pour la mise en œuvre de la politique
gouvernementale.
Les réformes institutionnelles majeures et autres événements
politiques d'envergure survenus sont notamment:
- L'organisation d'un référendum le 7 janvier 2001, et
par la suite la suppression du Sénat et la réduction du
nombre des députés de cent quarante (140) à cent vingt
(120). Ce référendum a été marqué par 90 % de vote positif
et un taux de participation de 65 % des inscrits, confirmant
à nouveau l'adhésion des populations à une politique qui
serait en rupture avec celle menée par le passé;
- La dissolution de l'Assemblée Nationale issue des élections
législatives de mai 1998 et qui était à majorité socialiste;
- la rupture survenue au sein de la coalition gouvernementale
qui porta le Président Abdoulaye Wade au pouvoir suite
au limogeage, le 4 février 2001, du Premier Ministre Moustapha
Niasse dont le soutien avait été déterminant pour l'avènement
de l'alternance politique au Sénégal;
- la nomination, pour la première fois dans l'histoire
politique du Sénégal, d'une femme comme chef du Gouvernement,
Mme Mame Madior Boye membre de la Société Civile, et qui
forma le 2ème Gouvernement de l'alternance, le 4 mars
2001;
- l'organisation d'élections législatives anticipées le
29 avril 2001, marquées par la victoire de la coalition
formée autour du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) qui
obtient 89 députés sur 120, soit 74 % du total.
Ces
élections ont été un autre moment important d’expression
de la confiance des populations à une politique gouvernementale
devant conduire les changements escomptés. De l’avis des
différents observateurs indépendants, elles se sont déroulées
dans la transparence.
Ainsi,
la nomination d’un nouveau Gouvernement après ces élections
est considérée comme une étape importante de l’histoire
politique du Sénégal. Un nombre important de ministres
est issu de la Société Civile, dix (10) sur un total de
vingt quatre (24) soit 42 %, avec comme chef de Gouvernement
une femme qui a été confirmée dans ses fonctions. En plus
du PDS, parti du Président Abdoulaye Wade, deux autres
partis sont représentés au sein de la nouvelle équipe
gouvernementale.
Par
ailleurs, la représentativité des femmes n’a jamais été
aussi significative au sein d’un Gouvernement au Sénégal.
Elles constituent 25 % des ministres et sont à des postes
stratégiques pour la réussite de l’action gouvernementale.
S’agissant
de la situation politique en Casamance, le nouveau Gouvernement
devra s’atteler à la poursuite des négociations avec le
MFDC en vue d’un cessez-le-feu effectif et l’observation
d’une paix définitive dans cette partie du pays. En effet,
le processus de négociation qui a été initié depuis novembre
2000, a été ralenti du fait des dissensions constatées
au sein du MFDC. Cependant, plusieurs observateurs sont
d’avis que le processus devant conduire à une paix durable
est dorénavant enclenché, même si l’insécurité sévit et
demeure une contrainte au développement de la région.
La
Communauté Internationale représentée au Sénégal appuie
le Gouvernement dans la formulation d’un programme humanitaire
et d’un Programme de Relance des Activités Economiques
et Sociales en Casamance.
Dans
ce cadre, une réunion spéciale des partenaires au développement
est prévue au courant de cette année pour mobiliser le
soutien financier de la communauté internationale à la
mise en œuvre de ces programmes. Une mission de formulation
conjointe Gouvernement/Bailleurs de Fonds est en cours
depuis avril 2001 pour préparer la documentation requise. |





|
|
|
|
|